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| | When you can't stop it...[réservé] | |
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| Auteur | Message |
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Mark Hemingway

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 | Sujet: When you can't stop it...[réservé] Jeu 9 Oct - 17:04 | |
| L’air était humide. Les trop nombreuses canalisations percées des égouts y étaient certainement pour beaucoup mais il y avait aussi la pluie qui tombait drue à l’extérieur et qui s’infiltrait par tous les interstices possibles. L’air était humide à cause de la chaleur des hommes et femmes qui étaient obligés de faire des va-et-vient pour ne pas attraper froid. L’air était humide à cause de l’évapotranspiration des lichens et autres moisissures qui s’étaient formés sur les murs, humide à cause des appareils qui fonctionnaient dans les clans d’exilés. Humide à tel point qu’une éponge aurait été imbibée en quelques minutes. Humide à tel point que les plus raides des chevelures se seraient mises à friser. Humide à tel point que n’importe quelle flamme se serait éteinte sur le champ. Humide comme jamais. Et pourtant, à quelques mètres de là, à l’écart des autres reclus de la société, cette humidité ne pouvait étouffer le feu qui brulait à l’intérieur de Mark. Toujours à la recherche d’informations au sujet des agissements de son ancien mentor, Mark s’était rapproché d’un nouveau groupe d’exilés, le dernier. Comme d’habitude il n’avait emporté avec lui que le gros sac de voyage qui contenait toutes ses affaires, son tapis de sol, son duvet et sa lampe torche. C’était la vie à la dure, la vie réservée aux exilés. Dès que tous ses problèmes seraient réglés, il pourrait rentrer chez lui, retrouver son foyer, sa chambre, mais en attendant il devait se contenter de passer ses nuits seuls, à même le sol, dans des conditions calamiteuses. Et tout ça pour quoi ? Pas grand chose en fait. La vie des gangs de Harlem n’était pas la principale préoccupation des résidents de la basse ville et comme à chaque fois, Mark n’avait rien appris sur Snaker. Personne ne semblait le connaître ici. Cela avait tout d’abord surpris Mark, chez lui, dans son quartier, dans ses rues, tout le monde connaissait Snaker. Ici nada. Et le problème c’est qu’il avait fait le tour de tous les groupes importants d’exilés. Ses alliés étaient de moins en moins nombreux à la surface et personne ne pouvait l’aider sous terre : il était dans une merde pas possible. Alors comme il ne progressait pas, Mark passait son temps à bricoler sa bécane et le reste du temps, quand il n’avait plus rien à retaper, il se mettait à boire et à se piquer. C’était le piège quand il n’avait rien d’autre à faire, il retombait dans son pire cauchemar. Mais ce jour là Mark avait résisté à la facilité. Depuis qu’il avait compris que les derniers exilés qu’il n’avait pas encore rencontrés ne lui apporteraient rien, il lui aurait été facile de replonger dans un gouffre infernal, loin de toute notion d’échec, car c’était bel et bien un échec qu’il vivait. Il n’avait plus aucune piste ni aucun moyen de savoir (ou presque) ce qui se passait chez le boss. C’était la fin de son combat et il était le perdant. Et pourtant, à peine remis de la défaite, Mark avait choisit un autre combat : celui contre ses démons intérieurs. En revenant à son campement de fortune, il s’était refusé toute dose de drogue, tout départ en direction d’un bar pour un verre d’alcool. Le jeune Hemingway savait qu’il lui faudrait aussi se sevrer avant de pouvoir rentrer chez lui, retourner à une vie normale. Et il était hors de question de se rendre à l’hôpital. Aussi devait-il faire sa cure tout seul. Il s’était allongé sur sa paillasse et avait dormi quelques minutes avant que la sensation de manque ne se fasse sentir. Elle s’insinuait tout doucement en lui comme un venin. Mark pouvait la sentir comme on sent un alcool fort descendre le long du gosier. Ah l’alcool ! Quelle merveille ! Oh et puis juste un petit verre ne lui ferait pas bien mal. Non Mark, il faut résister. Trouver autre chose à faire. Alors il se mit à écrire. Quoi ? Pas de la grande philosophie je vous rassure, juste ce qu’il lui passait par la tête. | Citation: | mercredi 8 octobre Encore une fois personne n’a rien pu me dire. Je crois bien que c’est le début de la fin. Je ne sais absolument pas comment atteindre Snaker maintenant à part en allant dans sa base. Mais depuis la dernière fois, il a fait monter la garde et donc pour m’infiltrer je devrais utiliser mon pouvoir et il me faudrait me shooter. Alors non. J’ai vu les ravages que cela me faisait. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même et…et je n’en peux plus. Je ne souhaite plus être le… clochard de la 40ème rue. Pour les gens comme elle je… |
Sa main s’était mise à trembler. Trembler avec tant de violence que même en s’aidant de la seconde, il n’arrivait plus à écrire. Son corps réclamait sa dose et comme le message n’était pas passé avec la simple sensation de manque, il le lui faisait comprendre autrement. Il fallait que Mark fasse quelque chose pour s’empêcher de céder à la tentation. Il ne voulait plus être dépendant de ces saloperies et devoir se cacher par honte de ce qu’il était. Il désirait redevenir cet homme élégant, charmeur, vif d’esprit et chaleureux qu’il était avant. Il serait même mieux qu’avant s’il y parvenait car il ne commettrait plus d’actes répréhensibles. Fini la vie de hors la loi, il était devenu un homme honnête et droit, ne lui manquait plus que la bonne santé. Alors interdiction de toucher à quoi que se soit. Il y parviendrait petit à petit. Et même si cela devait bloquer ses pouvoirs, il trouverait plus tard le moyen d’y remédier. Pour le moment, il lui fallait se concentrer sur le plus important. Aussi se rapprocha-t-il de son sac et après quelques secondes de recherche, il en sortit une paire de menottes. Il se dirigea ensuite vers la plus imposante conduite d’eau qui se trouva proche de lui et dans un excès de zèle (et de stupidité) il s’accrocha au tuyau et lança la clé hors de portée. Dès lors il se mordit les lèvres. Cela n’empêcherai nullement la sensation de mal être mais l’y confronterai plus encore. Et devant ce manque d’intelligence, Mark se mit à se cogner la tête contre le tube métallique. Quelque chose résonnait : était-ce la conduite ou sa tête vide, il n’en avait aucune idée. La seule chose qu’il avait en tête c’était l’envie de boire, l’envie d’une seringue. Et il se mit à tirer. Cinq, dix, vingt minutes. Le frottement du métal contre son poignet provoqua une intense douleur. Sa peau était irritée, meurtrie. Et quand il se mit à hurler de colère et de douleur, seul l’écho de sa voix lui répondit. Mark se laissa tomber sur le sol. Il était misérable, dans une situation désespérante et seul. Enfin c’est ce qu’il croyait…
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|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Ven 10 Oct - 12:14 | |
| "Il croyait que c'était à la solitude qu'il tentait d'échapper, et non à lui-même. "
Alone... la solitude, un sentiment que tu connais tellement bien, trop bien...Chacune de tes journées est ce phénomène étrange et que tu hais par dessus tout, pourtant tu continues à agir ainsi, sans jamais sortir, écrivant sans cesse des choses ayant peu d'intérêt, recueillant quelques informations sur un passé embrumé dans un brouillard épais...Dois-tu vive éternellement dans cet univers qui ne te correspond pas? Te sens tu-obligée de faire ses innombrables recherches? Cherches...cherches ta voie et non pas ton passé...tu l'as oublié, laisse faire le temps...il t'aidera...
Alone... Cette sensation de se sentir seule au monde, sans personne pour te comprendre ou pour t'aider. Mais tu sais très bien que tu ne veux pas de la pitié des autres et de leurs gestes qui pourront être bénéfiques pour toi...Te débrouiller sans personne, comme une grande...est-ce réellement raisonnable? Tu n'es pas indestructible, loin de là...Je ne mets pas ta force de caractère sur le tapis, non...il ne faut pas juste que tu te surestimes...Ne joues pas avec ça...c'est dangereux et tu as tellement de choses à vivre...ne gâches pas ta vie pour des misérables souvenirs...
Alone... Mais es-tu sûre que cela te gêne? Au moins...personne ne peut voir à quel point ton désir de connaître la vérité te meurtri petit à petit...te consumant comme une braise qui mettrait le feu doucement et lentement à une maison...Que vas-tu faire? Tout laisser brûler en regarde cette calamité? Ou ravaler ta fierté en appelant les pompiers? Décides-toi vite, ne perds pas de temps...Sinon cela sera trop tard...N'abandonne pas...Tu es capables de tout, sauf de laisser marcher sur les pied sans rien faire...
Alone... Dans ton esprit, seule dans ton subconscient...Ferme les yeux...respire, lentement. Ne t'étouffes pas, il faut que tu émerges, toujours aussi puissante et sûre de toi...Mais y arriveras-tu toute seule? Tu sais la réponse à cette question...Arrêtes ces âneries et assumes tes failles...Personne ne se moquera de toi ou te jugera...Prouves leur que tu es quelqu'un qui a du caractère...Tu as les capacités de survivre à tout cela...alors vas-y...pense, tente, agis...Vas créer ton futur, tournes la page...Ton passé n'existe plus, laisse la place à la nouveauté et au concret...C'est la seule chose qui compte à présent...
Médiocre... le temps était maussade, le soleil n'arrivait pas à percer à travers les nuages grisâtres et sinistres qui composaient le ciel. Un temps plus que déprimant à vrai dire. Lorsque vous vous réveillez le matin et que dès que vous ouvrez les fenêtres, la première image que vous voyiez est celle-ci...et bah vous n'êtes pas de bonne humeur...En plus si vous n'avez pas dormi de la nuit c'est encore mieux...Les insomnies...un véritable fléau...Étais-tu ce jour d'une humeur massacrante? Pas sûr...Exaspérée te conviendrai sûrement mieux...Un soupire se fit entendre, signe de ta lassitude à vivre ce genre de vie...mais tu ne fais rien pour y remédier...
Tentation... Un mot qui n'a rien à faire là...mais qui s'y trouve pourtant...Tu n'y avais pratiquement jamais mis les pieds et répugnance tu avais pour ce lieu...Comment cela se fait-il que ce jour là, tu as eu soudainement envie d'y retourner? Les égouts...tu sais parfaitement ce qu'ils représentent pour la plupart des personnes...et cela est de même pour toi...Mais pour une fois, tu avais besoin de ce lieu pour te retrouver...cet endroit était le principale foyer de la solitude, et tu voulais en bénéficier...toi qui répugnes la majorité de ses occupants...tu as voulu faire comme eux...croyant que tu allais pour une fois te trouver réellement seule...
ploc... enfin...tu y es, après de nombreuses péripéties, tu as enfin trouver cet endroit...Peut-être pensez vous que cela lui ai facile de s'y engouffrer, mais détrompez vous...A l'abri des regards n'est pas une chose facile à réaliser...mais Izzie y est arrivée...Serais-tu quand même allée si tu savais qui tu allait rencontrer dans les multiples couloirs sombres et néfastes? Plic,ploc...des gouttes tombent de part et d'autres...plus tu avançais, plus tes mains devenaient moites...Humidité quand tu nous tiens...tu ne nous lâches plus...Une sensation tout à fait désagréable...
Soudain... tu étais seule dans ces égouts, à la recherche d'un endroit plus ou moins « potable » pour réfléchir...A quoi? A trop de choses...Tu te compliques tellement la vie...S'en est effrayant...Puis soudain, un cri retentit, te glaçant presque le sang sur le coup...Tu te retournes violemment, plus étonnée qu'autre chose, tes cheveux volant autour de toi et se rabattant sur ton visage...Cliché n'est ce pas? Pourtant c'est la vérité...Qui avait pût hurler à la mort de cette façon? Un cri de douleur. De désespoir? Peu avant tu avais entendu des bruits étranges et peu rassurants...Boum...boum...En continu...Était ce la même personne qui était l'origine?
Help... Veux-tu jouer à l'héroïne? Pour te prouver que tu peux toujours aider les autres malgré ton état? If you want... Tu suivais les bruits, les cris, les plaintes...L'humidité toujours présente où que tu sois...toujours là...Pour arriver dans une pièce pas très grande, ni petite...Mais les murs étaient sales...Les égouts quoi...Et là...tu le vis...
Help him... Recroquevillé sur le sol comme un enfant qui avait peur, un poignet attaché à des menottes elles-même reliées à une canalisation foireuse...Tu ne l'avais jamais vu...pourtant cet homme te faisait penser à quelqu'un...A toi peut-être? La première chose que tu fis...chercher la clef quelque part au sol...Mais qu'en savais-tu? Une impression? Pour une fois ton esprit s'est révélé utile...A plusieurs mètres de là, tu la saisi et tu t'approchas en accélérant le rythme...Il était attirant certes, mais il était bien plus que cela...Tu t'agenouillas, tu étais à sa hauteur, tu le regardais dans les yeux...Pourquoi es-tu toujours attirée par des mecs étranges toi? Qui l'avait-attaché? Pourquoi?...Parfois il vaut mieux ignorer certaine chose. Tu te devais de dire quelque chose, la clef entre tes doigts fins et parfaits, portant toujours tes magnifiques yeux sur les siens...
Dois-je vous libérer?
Tu avais hésité...tu hésitais toujours...Qui était-il? Do you really want to know Izzie Parker? _________________
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|  | | Mark Hemingway

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Lun 13 Oct - 18:08 | |
| Abattu, blessé, fatigué et rongé, toujours attaché à son poteau, Mark était à bout. Tout son corps tremblait à cause du manque et son esprit était tout aussi agité. Sa faiblesse le désolait…le désespérait. Lui qui avait toujours était le plus fort, le plus solide, lui qui était un roc, à qui on avait appris à ne pas penser, ne plus avoir d’émotion, se retrouvait aujourd’hui plus bas que terre, apeuré. S’il avait été un gamin il se serait certainement mis à pleurer. Mais non, pas Mark…quoi que. Le combat qu’il avait choisit de mener était rude, il le savait. Mais le vivre au jour le jour était encore plus difficile. Ce n’était plus du sang qu’il avait dans les veines, c’était du feu. Si se taillader les veines pouvait diminuer la douleur alors peut être que…Non ! Pas de mauvaises idées. C’est à ce moment qu’une femme apparut dans son champ de vision. Qu’elle soit jolie ou non, qu’elle soit jeune ou pas, peu importait. La seule chose que Mark vit c’est qu’elle avait la clé. Elle s’était accroupie devant lui et lui proposait de le détacher. L’idée était bien évidemment tentante : s’il était libre, il pourrait faire ce que bon lui semble et il savait exactement ce qu’il ferait. Un simple mot le libèrerait. Juste dire « oui » et il pourrait se réfugier dans un bar, une boite. Un simple « oui » et il serait libéré de cette douleur. Mais ce « oui » signifierait aussi la fin de ses bonnes intentions. Il serait la preuve de sa faiblesse. Se serait comme renoncer à redevenir lui-même, renoncer à une vie, à un avenir, à Erik, à Dex, à Tallulah, à ses parents. Renoncer à sa sœur. Tout bonnement inimaginable. Ils mourraient ensemble comme ils se l’étaient promis étant enfant. Toujours ensemble jusque dans la mort. Pour elle il devait rester fort et se serait pour elle qu’il rentrerait. Même s’il ne lui avait jamais expliqué les raisons de son départ elle était intelligente, elle le comprenait mieux que personne : Si une personne pouvait comprendre c’était elle. Elle comprendrait qu’il avait voulu sauvegarder l’image du grand frère protecteur et irréprochable et qu’il n’avait pu lui montrer ce qu’il était maintenant. Oui elle comprendrait…enfin il l’espérait. Non il ne devait pas céder. Il était plus fort que le manque. Il était Wolf. Plus que ça, il était Mark Hemingway. La douleur de son poignet ? Il s’en accommoderait. Rester ici sans rien manger ni boire ? Pareil. Il ne cèderait pas. La canalisation cèderait avant lui. Mark choisit la lutte, l’affrontement de ses démons intérieurs plutôt que la facilité qu’il avait toujours préféré. Il se tourna vers la jeune femme et la dévisagea. Elle était plutôt mignonne contrairement à toutes les personnes ravagées qui trainaient dans le coin. Mais la question n’était pas là, elle ne devait pas rester là. Mark devait être seul. Pour les autres il valait mieux qu’il n’ait aucune compagnie.
Laissez tomber. Vous n’avez qu’à garder cette clé avec vous comme ça je suis certain de ne pas la retrouver. Mais partez sur le champ. Je n’ai besoin d’aucune compagnie et personne n’a besoin de la mienne…
C’est à ce moment que les tremblements se firent plus violents qu’il n’avait été jusque là. D’une telle violence que la jeune femme dû reculer pour ne pas se prendre un coup. Mark serrait les dents, les poings, tout ce qu’il pouvait serrer. Il ressentait le manque à travers tout son corps. Jusque dans ses orteils. Chaque molécule de son corps usait de ses dernières forces et bientôt, si la crise ne s’arrêtait pas, il sombrerait certainement dans l’inconscience. Il était au paroxysme de ce qu’il avait connu jusque là dans sa vie. La seule autre fois où il avait autant souffert était à l’injection de dytentrine. Cette fois là aussi il avait été seul, poignets liées, à hurler à la mort. S’il avait réussi à y survivre il y arriverait de nouveau. Malgré l’effort qu’il mettait à ne pas desserrer les dents, elles claquaient les unes contre les autres…jusqu’à ce que l’inévitable n’arrive. Ses dents rencontrèrent sa langue qui n’opposa qu’une moindre résistance. Aussitôt le gout de sang se répandit dans sa bouche. Et les tremblements qui ne s’arrêtaient pas ne l’aidaient pas. Il se mit à étouffer dans son propre sang. Mark roula sur le coté et se mit à tousser, déversant sur le sol une marre rouge. La fin. Enfin. Les tremblements prirent fin. Mark était à bout de force. Il ne se releva pas. Les larmes commencèrent à se présenter à ses yeux. Oui c’était difficile. Toujours à coté de lui, elle était là, à le regarder, certainement éberluée par ce qu’elle voyait. Un homme au fond du trou. Des égouts plus exactement me direz vous mais y avait-il vraiment une différence ? Pour Mark il n’y en avait aucune. Ici c’était la misère, la faim, la mort. Voilà l’image qui se présentait à elle. Mais qu’y voyait-elle ? Si elle traînait par ici, elle devait elle aussi avoir son lot de misère. Quoi que…elle ne ressemblait à aucune des femmes qui vivaient ici. Pas de marque de fatigue, pas de trace de misère. Et puis il ne l’avait jamais vu ici, dans ces égouts qu’il avait pourtant parcourus de long en large à la recherche de quelqu’un qui pourrait l’aider. Non, elle n’était pas des leurs.
Vous voyez ce que je vous disais, je n’ai besoin de personne et personne n’a besoin de moi. Filez d’ici et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
HJ : désolé c'est pas génial. Je ferai mieux la prochaine fois. |
|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Ven 17 Oct - 11:00 | |
| [HJ-J'aime beaucoup moi , Je suis désolée pour l'attente! >< Par contre moi voilà...si il y a le moindre problème ==> me contacter par MP!-HJ]
Pour aider quelqu'un, l'aider vraiment, il faut prendre des risques, mettre sa tranquillité en danger.
Parfois... il faut écouter son esprit, le suivre à la lettre même si il indique un chemin tortueux et qui nous paraît bien trop difficile pour nous...Pourtant, malgré la résistance qui fait que nous sommes contre notre subconscient...on lui obéit, on prend cette route dangereuse...Peut-être est-ce parce qu'on n'a pas d'autres idées derrière la tête? On se sent soumis alors on agit...Ou seulement car un soudain sentiment de confiance en soi fait son apparition. Et cette voix qui vous dit : « Fais moi confiance... » Faut-elle l'écouter ou s'en méfier?
Parfois... on n'a pas le courage de prendre de tels risques...On préfère choisir la facilité, alors on fuit, sans jeter un coup d'?il derrière soi, derrière ce qu'on laisse. Certaines personnes le regretteront et s'en voudront, mais il y a les autres, ceux qui s'en moquent éperdument...Ils croient qu'ils sont le centre du monde, que la Terre ne tourne qu'autour de leur nombril...Des cas désespérés et perdus à... jamais...
Parfois... on doute, on ne sait plus ce qui est bon pour nous et pour les autres. Que faire dans ces moments là? Écouter son instinct ou faire confiance à l'autre...C'est difficile de savoir, peut-être qu'il n'y a pas de réponse...Juste des suppositions, mais lorsque le moment est venu, il faut savoir faire un choix, bon ou mauvais, personne ne le saura...personne...
Parfois... la vie est injuste et nous paraît d'une cruauté insoutenable. Elle s'acharne sur notre pauvre corps et esprit sans s'arrêter, pour nous mettre à bout, pour nous voir abandonner et perdre...Une seule question se pose alors...Vas-tu la laisser faire sans réagir? Voir ta vie tomber en morceau lentement sous tes yeux...Es-tu si inconsciente? Toi...the black angel...
Lorsque... des paroles nous surprennent, nous laissent ébahis, la bouche grande ouverte devant une personne inconnue...Tout tourbillonne dans notre esprit, incapable de prononcer un mot, même pas un son, on regarde juste, tels des spectateurs...On laisse passer quelques secondes, sans jamais lâcher son regard, l'envie de savoir, mais il arrive que parfois certaines choses doivent restées secrètes...
Cependant... une respiration, un souffle, un son, une parole arrive à sortir, malgré nous, malgré tout...Le silence est rompu, le fil à cassé, sans un bruit...Alors un rebondissement, personne ne s'y attendait, même pas Izzie...Qui allait parler, elle, ou son instinct? Bonne question mais aucune réponse n'est donnée...laissez vaguer votre imagination...
Non, je ne partirais pas...
Pourquoi Izzie? Te sens-tu obligée de l'aider? Parce que personne ne l'ai fait pour toi? Tu n'en n'as pas voulu, nuance! Ce n'est pas la faute des autres...mais la tienne...
L'envie de vivre est plus forte que tout, alors il faut se battre pour y arriver, c'est ce que cet homme était en train de faire, se battre pour devenir quelqu'un de bien, se battre pour se prouver à nous même que l'on peut le faire...se battre...
Puis... des convulsions le prirent en otage, si s'en était réellement...De plus en plus violentes, Miss Parker avait dû se décaler juste avant, sur l'effet de la surprise. Il voulait résister, cela se voyait, serrant le plus fort possible sa mâchoire, les secousses eurent le dessus, ses dents rencontrèrent sa langue...Le sang devait peu à peu se déverser dans sa bouche, apparemment, il commençait à s'étouffer avec.Le sol grisâtre prit une teinte rougeâtre, l'homme, couché sur le côté, resta dans cette position, épuisé, fatigué de se battre...
Et Izzie dans tout cela? Que pensait-elle de lui? Lui, qui ne voulait pas d'aide, comme elle autrefois? C'était une erreur de se croire capable de tout surmonter tout seul...Elle ne le laissera pas la reproduire...
Oh mon dieu...
Des paroles chuchotées, presque inaudibles, mais pourtant bel et bien prononcées...Elle n'avait pas pitié de lui...non... Elle prit la tête de l'homme entre ses mains, et se concentra, elle avait le choix, soit elle l'aidait comme elle savait si bien le faire au risque de faire savoir ses pouvoirs, soit elle le laissait là, sans utiliser ses dons...le choix était vite vu...Une légère lueur bleue apparût à travers les doigts de l'Exilée, transfert d'énergie...la sienne, pour lui... Avait-elle mesurée à quel point il était fatigué et exténué? Elle ressentait à chaque seconde la fatigue l'envahir, comme elle avait fait pour le prisonnier...Lorsque tout cela fut terminé, Izzie inspira un grand coup et posa rapidement ses mains sur le sol et se laissa tomber, à présent assise devant le « torturé », qui devait presque « péter la forme maintenant », elle avait pris sa place, elle venait de l'aider à porter son fardeau sur ses épaules...
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|  | | Mark Hemingway

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Ven 24 Oct - 18:34 | |
| La misère ! Voilà ce qu'il devait représenter. Mark s'était demandé ce que cette jeune femme pouvait voir quand elle le voyait, qu'elle image il pouvait bien dégager. Sa réponse il l'avait. La misère. Lui qui avait été respecté de tous les gros bras de son quartier, lui qui avait cloué des becs dès son plus jeune age, lui qui avait attiré toutes ces filles quand il était jeune, lui qui était promis à un si bel avenir se retrouvait là, allongé dans la fange d'une des plus grosses villes du monde. Quelle image ! La honte, une nouvelle fois. Il avait honte de lui. Comment être pris au sérieux après ça ? Comment se prendre soit même au sérieux ? Normal que plus personne ne lui vienne en aide à la surface, il n'était plus que l'ombre de lui-même. Le respect qu'on lui témoignait dans le passé s'était envolé Personne ne lui obéissait plus. Personne ne lui obéirait plus. Comment serait-ce possible alors que même son corps ne lui obéissait plus ? Misérable, voilà ce qu'il était devenu, tout simplement. Et pourtant elle s'était approchée de lui. Elle avait pris la tête de Mark dans ses mains et l'avait regardé dans le blanc des yeux. De la pitié ? Certainement. Que pouvait-il recevoir de plus de toute façon ? Sa pitié elle pouvait se la garder. Il n'en voulait pas. Jamais. Jamais Mark Hemingway n'accepterait ça. Il aurait aimé qu'elle s'en aille comme il le lui avait demandé. Pourquoi restait-elle ici ? Le spectacle était-il si intéressant que ça ? S'il en avait eu la force il l'aurait dégagé mais à cet instant précis, même ça il n'en était plus capable. Pourquoi ? Pourquoi et comment en était-il arrivé là ? Une simple erreur. Et maintenant il se devait d'implorer la seule personne qui avait fait un pas vers lui de la laisser tranquille. Il ne demandait pas grand-chose. Il voulait seulement combattre seul celui qu'il était. Comment quiconque pourrait l'aider. Elle ne faisait que l'enfoncer. A le regarder comme s'il était un pauvre petit enfant elle ne l'aider certainement pas à avancer. Comme si elle l'avait entendu penser, elle avait fermé les yeux. Ce regard lourd de sens il n'avait plus à l'endurer. C'était déjà ça. Et puis soudain, un souffle chaud. Un souffle qui venait de l'intérieur. Un courant d'énergie était en train de la parcourir. De la racine de ses cheveux jusqu'à la pointe de ses pieds. Un courant vivifiant qui aurait bien pu le mettre sur pied dans les minutes à venir. Mais tout cela n'était pas normal. Cette sensation, bien que nettement plus agréable, ressemblait fortement à l'effet de ses drogues. C'était comme s'il avait absorbé une substance étrangère à son corps qui l'aurait booster d'un seul coup. Cela n'avait rien de dangereux, rien de malsain, il le sentait. Mais ça devait bien venir de quelque part. Ses tempes. C'était elle. Alors qu'il avait fermé les yeux à la première sensation de bien être, Mark les rouvrit aussi vite. Face à lui, la jeune femme avait les traits tirés. Elle qui semblait en pleine forme juste avant était devenue crispée. On la sentait tiraillée. Que lui arrivait-il ? Il ne fallait pas être un génie pour comprendre. Mark attrapa ses mains et se défit de son étreinte avec la plus grande délicatesse. C'avait été bon. Ca l'avait remonté mais maintenant ça devait prendre fin. Après l'avoir relâché, la jeune femme s'assit sur le sol. Elle haletait. Son pouvoir avait beau être des plus secourable, il n'était pas sans conséquences. De lourdes conséquences semblait-il. A croire que tous les malheureux qui avait subit les injections de dytentrine se devait de résoudre le dilemme de l'utilisation de leur pouvoir. Pour Mark il lui fallait choisir entre ses substances nocives et ses pouvoirs. Le choix était maintenant fait. Pour elle c'était son pouvoir ou sa santé. Et il était facile d'imaginer que les dégâts étaient proportionnels à l'état de la personne à guérir. Si ça se trouve, si Mark ne l'avait pas arrêter, elle se serait effondrée…voire pire. Mark commençait à avoir de l'accoutumance à ses drogues, le mal qui le rongeait était violent, mais il le serait encore plus pour une personne qui n'avait jamais touché à la moindre dose. Se serait certainement mortel. Comment marchait le pouvoir de la jeune femme ? Aucune idée. Mais si elle ingurgitait le mal être de sa cible alors Mark lui avait peut être sauvé la vie en les séparant. En tout cas il se sentait beaucoup mieux maintenant. Pas sevré il en était convaincu mais au moins il était reposé. Prêt à se battre.
Merci…………. Mais il ne fallait pas…Je…Vous n'auriez pas du.
Pourquoi des justifications Mark ? Pourquoi ne pas accepter cet aide qui t'est offerte ? Pourquoi vouloir combattre seul ? Une certaine fierté ? Evidemment. Et plutôt que de simplement fermer la bouche et d'être heureux de cette chance qui t'est donnée, tu trouves toujours le moyen de remettre en question les actions des autres. Une femme viens de se détruire la santé pour toi et tu es en train de lui en vouloir. Pourquoi ? Peut être parce qu'une nouvelle fois c'est à cause de toi que quelqu'un souffre, à cause de ta maladie, à cause de ta faiblesse. Toi qui voulait protéger les "enfants de Snaker", toi qui ne désirait que protéger ta sœur, toi qui avait offert ta protection à la jeune Sarah, tu les a tous faits souffrir et c'est pour ça que tu t'en veux. C'est pour ça que tu t'en voudras toujours et que tu fuis la société. Mais quand la société viens à toi ne la rejette plus. Ce n'est pas utile. Chacun doit faire ses choix. Elle a fait le sien. Elle l'a fait pour toi.
Mark jeta un regard à cette jeune femme. Jamais il ne l'avait vu. Elle semblait saine d'esprit et ne semblait pas rechercher la douleur comme lui avait pu chercher une dose de drogue. Il ne lui avait pas demandé de l'aide et pourtant elle était venue à lui. Même quand il avait cherché à l'éloigner elle était restée là. Un seul mot passa les lèvres de Mark :
Pourquoi ? |
|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Sam 25 Oct - 17:27 | |
| « Merci…………. Mais il ne fallait pas…Je…Vous n'auriez pas du. »
Pas dû...Certes, tu n'auras pas dû Izzie...Tu as cru bien faire, c'est certain, tu pensais qu'en faisant cela, tu allais aider quelqu'un, c'est peut-être le cas là n'est pas la question. Mais il y a une chose que tu as oublié, importante...Tu es fragile, ta construction tangue chaque jour un peu plus, tu essaies peut-être de combler du mieux que tu peux les blessures qui te rendent si faible...Mais là, tu viens de te détruire un peu plus toi-même...Tu savais très bien que la majorité des Exilés ont des blessures externes ou internes à cause de la prise de la dytentrine, mais avais-tu seulement conscience qu'il y avait des personnes dans le même était psychologique que le tien? Tu pensais réellement que tu étais peut-être la « seule » à te faire souffrir par ta propre volonté...Peut-être sans le vouloir réellement, mais à force de chercher des morceaux de ta vie éparpillés un peu de partout, avec pour indice seulement quelques pages d'un vieux journal intime...Tu te détruits...petit à petit, comme l'effet néfaste de l'alcool...lentement, durant des mois, voir des années...Puis un jour...Tout s'effondre, violemment, les fondations se sont écroulées, rien ni personne ne pourra y remédier, c'est déjà trop tard... Mais ce n'est pas encore le cas, tu peux changer le cours des choses, tu peux changer ta destinée, ton avenir qui paraît déjà tracé et si sombre...sans issue..., non tu peux y remédier...Ne laisse pas tout tomber, abandonne ce qui te détruit de l'intérieur! Ne sois plus si obstinée...Tu es si jeune, ne laisse pas la Mort te rattrapée aussi vite, c'est trop tôt...Vis! Remonte à la surface, reprend ton souffle, ne fait de l'apnée, tu risques de te noyer... Tu caches derrière ton visage angélique, ton regard si captivant, ta personne toute entière, tu es une beauté, on ne peut le nier, mais derrière ce faux sourire, tu es une femme...malheureuse? Triste? Tu tentes juste de te voiler la face, de te mentir à toi-même...Que tes actes sont justifiés et qu'il y a une raison valable...Tu ne peux te justifier, car tu sais, au fond, que tout cela ne sert à rien, que tu devrais mieux tourner la page...Mais tu ne peux pas, en tout cas...pas toute seule... Cet homme s'était délicatement libéré de ton emprise, peut-être qu'il a sauvé ta vie...qu'en sais-tu? Tu sais l'étendue de tes pouvoirs, leur puissance, mais aussi...leurs effets néfastes...Ils sont comme l'alcool...Tu te sens à présent fatiguée, épuisée...Cependant tu ne regrettes pas ton action, « grâce » à toi, il se sent mieux...
« Pourquoi ? »
Pourquoi? C'est cette question qui te tourmente jour après jour, nuit après nuit...C'est à cause de cette question que tu souffres d'insomnies, que tu dois prendre chaque soir des somnifères pour pouvoir trouver un peu le sommeil, c'est à cause de ce « Pourquoi » que tu te détruits un peu plus chaque jour...Alors...pourquoi Izzie? Pourquoi as-tu pris ce poison? Pourquoi avoir voulu changé complètement de vie? Toi, simple humaine, qui a survécu à une métamorphose douloureuse et cruelle...Et maintenant, tu te poses incessamment cette question : « Pourquoi ai-je fais cela? » Oubliant ton passé, qui tu es...Pourquoi... Pourquoi être venue dans les égouts? Ce lieu qui te répugne tant? De la solitude as-tu dis? Peut-être...Pourquoi l'avoir aidé, en prenant le risque de mourir pour un homme que tu ne connais pas...Tu es tellement étrange, à la fois complexe et merveilleuse...Tu es tout droit sorti d'un rêve...ou d'un cauchemar...An Angel or a Black Angel? Tu ne l'avais plus regardé dans les yeux, tu avais seulement contemplé le sol sale et terne...Tu lèves alors la tête, effort suprême? Non...Tu réouvres ces yeux étonnants, et tu lui réponds...
Parce que sinon on fini dans les égouts, s'enchaînant avec des menottes...Ou sinon dans un appartement, se renfermant sur soi-même croyant que personne ne peut nous aider...Seuls...s'auto-détruisant...
Paroles philosophiques? Et pourtant si vraies, si réelles...Cette rencontre est étrange, ce qui vient de se passer est étrange...et ils sont étranges...Pourquoi? Parce que... _________________
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|  | | Mark Hemingway

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Lun 27 Oct - 17:24 | |
| "Pourquoi" !! Un simple mot lâché comme ça, au vent, sans y avoir réfléchit. Etait-ce seulement important ? Bien sur que non. Tous les jours les gens parlaient sans réfléchir. Il n'était qu'un homme parmi tant autres. Les paroles en l'air, les mensonges, tant de manières de se détourner de la vérité de la vie. Quand Mark avait quitté sa maison, il était juste parti acheter de l'aspirine à la pharmacie du coin de la rue à cause d'un mal de tête. Il était sortit de l'hôpital la veille et l'excuse avait semblé parfaite. Depuis il n'était pas rentré. Cela faisait un an qu'il était partit chercher de l'aspirine. Mais comment leur expliquer à tous qu’il était devenu un camé depuis ses 18 ans. Qu’il ne comptait que par la drogue, la boisson et les jolies filles. Et que si personne ne l’avait découvert il y serait encore aujourd’hui. Jill devait avoir tout raconté à leurs parents, à Erick et à Tallulah. Tout le monde devait être au courant maintenant et tous devaient être déçus. Que leurs enfants rentrent dans la guerre des gangs avait déjà eu du mal à passer mais ils avaient laissé les tentatives désespérées pour les en faire sortir. C’était un peu comme une famille, une protection, c’était tout ce qu’ils avaient dans la rue alors on passait un coup de chiffon sur l’ardoise et on faisait comme si de rien n’était. La seule règle à laquelle les enfants Hemingway devaient se tenir, la promesse qu’ils avaient tous du faire, c’était de se respecter soit même. Et cette promesse Mark l’avait brisé il y a bien des années. Comment aurait-il pu les regarder tous les jours ? Quelques mots et il s’était sentit libéré de toutes interrogations. Quelques mots et il avait pu fuir la vérité. Cette vérité qui lui criait tous les jours qu’il faudrait bien les affronter à un moment. Et ce moment approchait, Mark le sentait. Et cette fois les mots ne suffiraient pas pour s’en sortir… « Pourquoi » !! Un simple mot lâché au vent…mot pour lequel il n’avait attendu aucune réponse…et pourtant.
Parce que sinon on fini dans les égouts, s'enchaînant avec des menottes...Ou sinon dans un appartement, se renfermant sur soi-même croyant que personne ne peut nous aider...Seuls...s'auto-détruisant...
S’autodétruisant. C’était le mot. Se détruire soi même parce que comme ça on a l’impression d’être punit pour ses péchés. Avait-elle vécu la même chose, la même expérience ? A croire que oui. S’il avait bien compris elle aussi s’était renfermée sur elle-même pour ne plus avoir à subir l’environnement extérieur. C’était tellement plus simple de tout garder pour nous. Comme ça on ne se sent pas jugé par tous ces regards qui nous entourent. Qu’y a-t-il de plus dur que ça, se sentir épié et jugé par tout ces êtres qui vous entourent, tout ces visages sur lesquels on peut lire une expression de dégout. Ces visages qui semblent dire « je vaux mieux que toi » ou encore « vous, les exilés, n’êtes que des erreurs de la nature ». Comment passer sa vie en étant rejeté à cause de ce qu’on est ? C’est impossible. Quand on n’a pas eu la chance de vivre dans les quartiers chics de la ville, qu’on n’a pas eu les mêmes avantages, les mêmes possibilités, on sait qu’on ne peut pas avoir la même vie. Eux n’avaient pas eu à voir le sang couler avant leur cinquième anniversaire. Ils n’avaient pas vécu la dureté de la vie. Ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne pouvaient pas juger. Ils n’en avaient pas le droit. Et Mark avait tout d’abord cru qu’elle avait fait parti de ces gens. Quelle erreur alors que cette jeune femme qui se présentait à lui avait du subir la même chose. Elle semblait pourtant loin de tout ça. Elle n’avait rien à voir avec les exilés. Elle était bien apprêtée, n’était pas marquée, ne vivait même pas ici. Elle s’en était sortit. Cela était donc possible ? A moins qu’elle ne vienne à son tour s’enfoncer dans la tourmente que ces égouts représentaient. Alors fuyez ! Ne restez surtout pas ici. Ici c’est la mort, ne venez pas moisir ici avec nous autres qui avons déjà renoncé. Elle avait renoncé ? Non c’est ce qu’elle venait d’expliquer. Elle avait quitté sa prison et avait brisé ses chaines. Alors pourquoi venir ici ? Pour les aider. Son histoire devait être vraiment intéressante et Mark s’en voulut d’avoir imaginé qu’elle n’avait rien à voir avec eux, avec leur vie et toutes les difficultés qu’ils avaient eu, juste parce qu’elle ne lui ressemblait pas.
Je…je crois que je dois m’excuser.
A première vue elle ne comprenait pas. Personne n’aurait compris. Mais Mark se devait de le dire. Pour se soulager. Pour…pour rien de précis en fait puisqu’elle ne devait même pas savoir pourquoi il s’excusait, juste comme ça, parce qu’il avait pensé des choses pas très agréables. Pas très catholique comme aurait dit la grand-mère Hemingway.
Laissez tombé ce que je viens de dire. C’était stupide.
Mark la regarda et se mit à rire. Il passait certainement pour un fou. Un fou qui s’était lui-même attaché à une canalisation. Ridicule. Mark regarda son œuvre, pitoyable. Il croyait que ça le retiendrait. S’il avait eu toute sa force les clous qui retenaient le tuyau au mur se seraient évadés de leur prison de béton. Quoi que dans son état ils auraient peut être réussi à le retenir un petit moment.
Allez libérez moi s’il vous plait….je promet de ne pas faire de bêtises. Et puis vous pourrez me dire comment vous en êtes arrivée ici, dans ces égouts.
Mark montra ses liens et fit une tête de petit garçon avec un grand sourire. Oui il était encore malade. Son corps réclamait encore sa dose. Mais il était reposé et il avait maintenant la force de lutter…et pourquoi pas de discuter un peu des malheurs des autres plutôt que de se concentrer dur lui-même. Il lui devait bien ça non.
Au fait, Mark. Enchanté. |
|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Mer 29 Oct - 16:17 | |
| Je…je crois que je dois m’excuser.
Pardon? Il demandait le pardon...Pourquoi? Pour qui? Pour quelles raisons? Ces mots étaient-ils réellement destinés à Izzie? Ou à quelqu'un d'autre? A une personne inconnue, pour des raisons encore floues...Ou tout simplement pardon à lui-même? A tout ce qu'il avait put faire ou penser...Peut-être l'avait-il méprisé qui sait...Et alors? Qu'apporte le regard des autres sur vous? Qu'apporte leurs haussements de sourcils sans raison? Qu'apporte leurs chuchotements incessant que vous voudriez bien décrypter? Qu'apporte leurs pensées les plus profondes, perverties et sans fondement? Rien...strictement rien, à part de la tristesse, du dégout, de la colère...Alors non, ne prenez pas en compte ce que les gens pensent, ce qu'ils disent sur vous...Sérieusement, qu'en savent-ils? De votre vie, de vos goûts, de vos mésaventures passées, de vos problèmes? Rien, ils ignorent tout de vous. Ce ne sont que des ombres inoffensives! Pourtant elles arrivent à vous blesser, parfois profondément, il n'y a aucun remède...C'est pour cela qu'il faut les ignorer, leur tourner le dos avant qu'elles ne vous détruisent de l'intérieur, brûlant au bucher tout ce que vous croyez être...Dites-vous que ce ne sont que des fantômes, êtres invisibles, perfides et sans aucun pouvoir...Corruption, manipulation, désignation...Voilà seulement ce qu'ils savent faire...
Mais je parle de qui...Est-ce que je généralise ou je parle de toi Izzie Parker? Tu as toujours rejeté les idées des Exilés en général, ceux qui disent que c'est la faute de la société, des mutants, de la terre entière, sauf de nous-même...N'est ce pas ce que tu es en train de dire, de nous faire comprendre, n'est ce pas ce que tu penses par hasard? Peut-être que tu ne fais pas les mêmes actes que la plupart de ces « mutants », mais ne serais-tu pas en train de penser comme eux? Mes paroles te révoltent? Elles te mettent hors de toi? C'est déjà un bon signe, mais fait attention Izzie, à force de te défendre du monde extérieur, tu risques de changer, bien plus que tu ne peux t'y imaginer...Voir à jamais, tes pensées seraient-elles en train de te pervertir? Peut-être même que dans quelques temps tu vas dire que c'est la faute des mutants que tu es devenue ce que tu es aujourd'hui...Tu t'énerves encore plus? Bien, très bien même...Nous faisons des progrès...Mais qui dit que dans un futur proche tu ne vas pas tuer des innocents dans un moment de vengeance? Je sens ton sang bouillir de colère et d'étonnement...Te demandes-tu pourquoi je dis ces choses atroces et sans fondement? Pour te prouver que ce que je viens de dire plus haut est vrai...Je ne te connais pas, je ne sais rien de toi, et je te me permets de te juger, de chuchoter des choses sur toi, de te dire le fond de ma pensée...Alors que je ne suis rien...je suis l'un de ces fantômes Izzie...Et j'arrive à te faire douter, à te mettre en colère...La preuve que tu n'es pas aussi forte que cela...Fait attention, ne te surestimes pas...
Et cet homme qui est devant toi? Que pense-t-il des autres? Est-ce qu'il a la même répugnance que toi? Est-il l'un de ces moutons qui suivent l'avis des autres? Ou prend-il lui même ses propres décisions? Dans les deux cas cela ne lui a pas été favorable...Il est Exilé n'est ce pas? Le fait de s'être piqué avec l'aiguille contenant ce poison n'a jamais été une bonne idée...Il y a pourtant une autre solution...une autre possibilité...L'obligation...Peut-être n'a-t-il pas eu le choix? Qui aurait bien pût lui faire une telle chose? Il y a tellement peu de chance de s'en sortir vivant, et aucune de s'en sortir idem...On lui aurait voulu du mal? Pourquoi? Qui? Des questions qui n'auront peut-être jamais leur réponse...Lui le savait, Izzie non...Et cela devait peut-être resté ainsi...Pour son bien, pour le bien de tous...
Laissez tombé ce que je viens de dire. C’était stupide.
C'est bien ce que me semblait...Ces mots d'excuses n'étaient pas destinées à Izzie...à lui-même certainement, qu'avait-il à se reprocher? Ne vaut-il mieux pas ne pas se poser ces questions? Parfois rester dans l'ignorance totale est la meilleur des solutions, si, si, je vous assure, c'est tellement plus agréable de n'être au courant de rien...Comme si l'on venait de naître, ignorant, frêle, ne pas être au courant des choses les plus terribles et inimaginables...Tellement mieux, tellement plus sûr...Hélas la vie ne nous le permet pas...
Allez libérez moi s’il vous plait….je promet de ne pas faire de bêtises. Et puis vous pourrez me dire comment vous en êtes arrivée ici, dans ces égouts.
Et bah...Il y a 2 minutes il la suppliait presque de s'en aller et de jeter la clef le plus loin possible et maintenant il voulait qu'il la libère? On n'est pas chez Mémé mon gars! (xD) Ce n'est pas parce que tu fais cette tête de pauvre petit garçon et avec ce grand sourire, charmeur, certes...que tu vas l'embobiner comme ça...Même si le rire qu'il venait de faire quelques instants plutôt l'avait quelque peu étonné...surement nerveux celui-là...Il était hors de question qu'elle le libère...Il aurait été évident qu'elle pouvait l'arrêter trèèès facilement, une petite boule d'énergie par là...mais le hic c'est qu'elle était fatiguée, et comme tout ce joue sur sa propre énergie...bah ...voilà quoi...Il était quand même comique ce gars! Berner comme ça Izzie...tssss, cela ce voit que tu ne l'as connais pas...Elle ne répondit rien, du moins pas pour l'instant...
Au fait, Mark. Enchanté.
Un sourire se dessina sur les lèvres de notre Exilée, et leva la tête et regarda dans les yeux le p'tit comique né...(xD je sors...ptdr)
Enchantée aussi...Je vais vous dire ce que je vais faire...Je vais garder la clef bien au chaud sur moi, je ne vais pas vous libérer, du moins pas pour l'instant, mais je ne suis pas contre la discussion que vous me proposez...Et fermez la bouche, vous risqueriez d'avaler des mouches...Je m'appelle Izzie...
Ça, c'est faiiiit...Si vous auriez vu la tête que Mark tirait...l'air totalement ébahi...N'est-elle pas étonnante? _________________
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|
|  | | Mark Hemingway

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Mar 4 Nov - 12:51 | |
| Bientôt la libération. Maintenant que Mark avait la force de lutter contre l’envie, contre le manque, de ses différentes drogues, il avait accepté que cette inconnue le délivre de sa prison morbide. Irait-il boire sur le coup ? Irait-il se faire un shoot ? Bien sur que non. Maintenant qu’il en avait la force il lui suffisait de serrer les dents et ça passerait. Tout irait pour le mieux jusqu’à la prochaine fois, ou jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de remédier à ce besoin, un moyen de le combler sans se faire du mal. Depuis qu’il avait quatorze ans des drogues plus ou moins dures parcouraient ses veines et dernièrement les doses étaient des plus importantes. On ne se remet pas de dix ans de came avec juste un claquement de doigt. Peut être qu’il devrait se rendre à l’hôpital finalement. Une seule chose, il attendrait que Jill en sorte. Il savait qu’elle faisait un nombre d‘heure impossible et bien tant pis, Mark ferait le piquet devant l’entrée jusqu’à ce qu’elle sorte. Elle ne le verrait pas dans cet état. Ils ne se reverraient que lorsqu’il serait totalement clean. Il allait redevenir le grand frère protecteur qu’il avait toujours été et même si sa vie avait changé il serait là pour elle. Pour ça il ne lui manquait que la liberté.
Je vais vous dire ce que je vais faire...Je vais garder la clef bien au chaud sur moi, je ne vais pas vous libérer, du moins pas pour l'instant…
Quoi ? C’était une blague ? Elle avait voulu le libéré alors que lui ne le désirait pas du tout et maintenant qu’il lui demandait de l’aider elle n’en avait plus envie. C’était quoi ce délire ? Elle l’aidait à se sentir mieux pour le laisser attaché à ce foutu tuyau. A quoi cela lui servait ? Elle était apparue d’on ne sait où, elle allait on ne sait où et s’était arrêté on ne sait pourquoi. Et maintenant elle profitait du spectacle de Mark lié à son poteau. Cette fille était étrange. Moins qu’il ne s’agisse de…Oh non !! Pas encore une groupie. Qu’elle ne s’approche surtout pas. Ce n’est pas parce qu’il était attaché qu’il ne pouvait pas se débarrasser d’une gêneuse. C’est vrai que plus d’une en aurait déjà profité. Même dans ces égouts. Ce qu’elle pouvait être lourde toutes ces filles. Alors voilà ce qu’elle était ? Ce n’était pas une fille des quartiers chics comme il l’avait tout d’abord imaginé, fille à papa qui tentait une fugue désespérée pour fuir son monde de paillettes. Ce n’était pas non plus une exilée qui ne cherchait que le bonheur et le bien être de ses congénères comme Mark l’avait pensé par la suite. Une pseudo-héroïne altruiste dont le rôle était de soigner les autres. Non en réalité c’était encore une fille intéressée qui avait vu en Mark un beau garçon dont elle pourrait profiter ?
… je ne suis pas contre la discussion que vous me proposez...
Une nouvelle fois Mark se mit à rire. Ou plutôt il explosa de rire cette fois. Il était un idiot. Comment avait-il pu imaginer que…certainement à cause du nombre d’année qu’il avait passé dans des lieux où la moralité était à son plus bas niveau. Depuis qu’il avait eu dix-huit ans il n’avait fait qu’enchainer les coups d’un soir avec les filles les plus matérialistes et superficielles qui soit et depuis un an maintenant, les rares qui tentaient leur chance étaient les plus dépravées qui soit permis de voir en ville. En un an il avait vu et vécu des choses qui en effraieraient plus d’un alors oui, sa vision des choses avait pris un tour étrange voire limite problématique. Revenir en société ne serait pas facile.
Et fermez la bouche, vous risqueriez d'avaler des mouches...Je m'appelle Izzie... Excusez moi euh…Izzie. Je dois passer pour le pire des idiots à rire sans raison. Ca faisait juste très longtemps que je ne m’étais sentit autant en forme.
Cette fille était directe. C’était agréable. Personne n’avait parlé à Mark comme ça depuis…depuis qu’il avait dix ans. Euh ?!? Elle se prenait pour sa mère ? Arrête de porter des jugements hâtifs Mark ou tu va encore passer pour un crétin. Cette jeune femme, Izzie, venait de te rendre la force de ta prime jeunesse et tu voyais en elle une personne de petite vertu capable d’abuser d’un homme menotté à un poteau. Oui Mark Hemingway tu es un idiot. Bon elle voulait discuter, très bien. Mark avait le temps du coup puisqu’il ne pouvait pas bouger d’ici sans son aide. Lui qui avait toujours aimé tout contrôler se trouvait dans une bien mauvaise situation pour le moment. Il était à la merci d’un mutant, ou du moins d’une personne avec des pouvoirs assez puissants, qui désirait parler. Est-ce qu’il y avait des règles ? De quoi voulait-elle parler ? Aucune idée. La situation était étrange. Un scénario parfait pour un film d’horreur : un homme attaché à un poteau et une personne fragile qui veux parler. Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Espérons que la fin de l’histoire sera plus agréable. Mark examina Izzie. Elle ne ressemblait pas à une meurtrière ni à une psychopathe. Elle était agréable et elle souriait. Non il ne fallait pas avoir peur. Elle semblait s’amuser comme une petite folle alors pourquoi Mark n’en profiterait-il pas un peu lui aussi. Après tout que risquait-il. Il ne la connaissait ni d’Eve ni d’Adam et ils ne se reverraient certainement jamais après cet entretien. Il ne brisait pas l’un des interdits qu’il s’était fixé. Il ne s’attacherait pas. Juste une discussion. Une simple discussion.
Très bien Izzie. Discutons alors. Et si vous répondiez à ma question de tout à l’heure. Pourquoi une personne qui semble avoir échappé à l’enfer des égouts vient se promener dans un pareil endroit ? Le lieu n’est pas des plus fréquentables.
Il est vrai que la plupart des exilés n’étaient pas des gens forts sympathiques. Beaucoup était plongé dans le malheur et si vous aviez plus de chance qu’eux alors vous étiez rejeté. Certains avaient compris que vivre en groupe leur faciliterait la vie mais il existait quand même un grand nombre de tensions. Et ne parlons pas des relations qu’ils avaient avec les mutants de pure souche.
Vous n’êtes pas une vraie mutante au moins ? Sinon vous feriez mieux de partir avant que l’un d’entre eux ne vous apperçoive… |
|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Mar 4 Nov - 17:39 | |
| Tu n'as donc pas confiance Izzie? Tu doutes de sa légitimité? C'est en partie normale, je peux te rassurer...Mais pourquoi je dis en partie? Tout simplement car ne fait-il pas preuve de force? Tu as réagis étrangement Izzie...Tout d'abord tu désires le délivrer sans qu'il le veuille, et maintenant qu'il le désire tu ne veux pas...Une raison pour te frapper non? Comment ça je ne devrais pas dire de telles choses? Comment pouvait-il te considérer cette fois? Franchement, si j'aurai été lui...Je crois que j'aurai hurlé...Mais lui? Il avait l'air étonné, certes, c'était prévisible et tout à fait normal...Cependant, n'est ce pas quand même préférable de la part de notre Exilée? Elle ne connaissait pas du tout cet homme...Qui sait, c'est peut-être un meurtrier ou un psychopathe...C'est ce qu'on se dit lorsque l'on doit se prouver quelque chose...se dire que l'on a bien fait...que c'était une bonne raison et qu'il ne faut pas s'en vouloir...Ouai...c'est ce qu'on essaie de se convaincre...Parfois cette méthode fonctionne, on fini par le croire, que l'on avait raison de faire ceci ou cela...que c'était justifié...Et quand on n'y arrive pas? Que fait-on? Comment réagir devant son erreur? On ne peut en vouloir à personne, ce n'est la faute de personne, à part la notre...Impossible de se convaincre du contraire...Lorsque l'on échoue une fois...il n'y a pas de deuxième tentative. C'est dommage n'est ce pas? Le hasard me direz-vous? Peut-être...C'est tout à fait plausible...Mais parfois, c'est certain, on enclenche nous même la machine infernale, chaque décision nous enfonce un peu plus...On ne s'en rend pas compte sur le coup...mais c'est lorsque les conséquences tombent et que nous tombons sur le fait accompli, que là, on comprend que l'on a raté sa vie...Est-ce que c'est ce sentiment d'échec que ressent Izzie? Ou même Mark? Je ne suis pas télépathe, je ne peux vous répondre à cette question...Mais oui, je pense que c'est peut-être ça qui poursuit incessamment notre jeune femme...Le fait qu'elle ne sache pas ce qu'elle a pût faire dans son passé, si ce qu'elle fait à présent avait été voulu, ou même qu'elle soit devenue différente a été un choix, ou une obligation...Selon son journal...elle avait d'elle même prendre la dytentrine...Sur certaines pages restantes, elle avait mentionné une certaine crainte envers les mutants...dû à une agression brève d'un jeune mutant, et elle fut la victime...N'ayez crainte! Ce n'était rien de bien méchant...Juste un vol de sac à main...Et maintenant elle n'a plus peur d'eux, elle les comprend et les aide...Ironie du sort? Certainement...qui sait peut-être qu'il y a bien une justice, une revanche divine...
Le prisonnier éclata de rire...oui,oui vous avez bien entendu...mais pas le petit rire de tout à l'heure...il était complètement mort de rire! C'est pour dire! Cette fois Izzie se demanda s'il n'était pas un peu taré sur les bords...C'est difficile de voir de l'humour dans la situation présente...Avait-elle dit quelle que chose de drôle sans s'en apercevoir? Miss Parker n'était pas vraiment réputé pour son humour à vrai dire...A son travail, elle était célèbre pour ne pas se laisser marcher sur les pieds par des hommes totalement bourré qui tente de la séduire...en vain...Vraiment franche et direct, elle ne mâche pas ses mots...Et oui, ce n'est pas parce que l'on sert des boissons alcoolisées dans une boite de nuit branchée et que l'on est une jolie fille que la niaiserie et la stupidité nous a frappé lorsque l'on était petite...Elle ne supporte pas ce genre de cliché...mais il faut avouer qu'elle en a rencontré plus d'une, de ce genre de fille...Elle est à la fois navrée pour elles et elle ressent une certaine...pitié...
Excusez moi euh…Izzie. Je dois passer pour le pire des idiots à rire sans raison. Ça faisait juste très longtemps que je ne m’étais sentit autant en forme.
Et grâce à qui cela? Mmmm...on peut le comprendre...enfin pas du tout mais bon...Il y avait une raison, c'était pratiquement sûr, mais après laquelle? Que pouvait-il bien pensé sur elle...Apparemment il devait quand même bien se marrer...Peut-être que cela faisait-il longtemps qu'il n'avait pas eu de la compagnie? Vivre dans ses égouts ne doit pas être chose facile tous les jours...Depuis combien de temps s'était-il enchaîné? Et pourquoi? Izzie allait-elle se permettre à lui poser ce genre de question? Certainement pas! Voyons, pour qui vous la prenez! Bien sûr que cette idée lui a traversé l'esprit, mais très brièvement! Non, elle n'allait pas le faire...Premièrement car cela ne la regarde pas, et deuxièmement car ce genre d'interrogatoire est déplacé et que cela pouvait mettre très mal à l'aise le jeune homme!
Très bien Izzie. Discutons alors. Et si vous répondiez à ma question de tout à l’heure. Pourquoi une personne qui semble avoir échappé à l’enfer des égouts vient se promener dans un pareil endroit ? Le lieu n’est pas des plus fréquentables.
Elle avait voulu discuté? Voici le prix à payer! N'essaie même pas de mentir Izzie! Tu sais que tu y arrives parfaitement, mais qu'après il y a une sorte de poids qui pèse sur ton estomac...Alors non, tu vas lui dire la vérité...peut-être pas toute la vérité, mais suffisamment d'éléments pour que cela paraisse vrai...Tu pouvais très bien pensé : Mais de quoi il se mêle celui-là? De toi tout simplement...ne va pas chercher compliqué lorsque c'est tout simple...la simplicité jeune femme...la simplicité...
Parfois, il faut s'isoler pour pouvoir réfléchir correctement...Je descend plus que rarement dans ces lieux sombres et glauques...mais...parfois il y a une sorte d'appel...de se sentir seule, isolée du reste du monde...La solitude n'est pas forcément mauvaise... Et...ce n'est pas parce que l'on vit plus ou moins normalement que nous ne sommes pas dans notre propre enfer...Mark.
Vous n’êtes pas une vraie mutante au moins ? Sinon vous feriez mieux de partir avant que l’un d’entre eux ne vous aperçoive…
Quelle perspicacité! De toute manière, ce n'était pas bien difficile à deviner...Qui à part les Exilés osent mettre les pieds dans les souterrains? Pas grand monde...
Malheureusement pour vous, je risque de rester à vos côtés...je ne suis pas une mutante...enfin...pas une « vraie » en tous cas...
Tu as répondu à ses questions, à lui d'en faire autant à présent...
Et vous, pourquoi s'attacher à un tuyau? Que craignez-vous? Vous sembliez dans un état second lorsque je vous ai trouvé... _________________
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|  | | Mark Hemingway

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Mar 18 Nov - 21:29 | |
| Si un exilé était passé par là, la situation aurait pu lui paraitre bien surprenante : Une belle jeune femme discutant de tout et de rien avec un homme enchainé. Et pourquoi ne pas prendre le thé aussi ? Preuve flagrante d’une nouvelle victime du syndrome de Stockholm ? Et bien détrompez vous, il n’y avait là rien de plus que deux personnes étranges, avec des pouvoirs étranges, dans un lieu étrange, dans une situation étrange…quoi de plus normal ? Ce sont les gens autours qui sont anormaux. Plus de discussion dans les familles malgré les difficultés croissantes de la société. Plus de liens qui tiennent, les gens s’attirent pour mieux se briser les uns les autres. Au moins eux ne faisaient de mal à personne. Même pas à eux même. Combien de personnes étaient en train de s’autodétruire à l’extérieur ? C’est pour cela que les gars comme Snaker devaient disparaitre. Pour qu’enfin cesse le diktat de la violence et du malheur chez les plus démunis. Et chaque fois que Mark repense à sa participation à un tel crime, il s’indigne d’horreur. Le malheur, il l’avait fait tout autour de lui. Même auprès de ses proches. C’était ça son enfer comme le disait Izzie. Seule source lumineuse dans cet océan d’ombre, c’était son ennemi qui lui avait fourni les armes dont il avait besoin pour se battre : une volonté de fer, un corps solide, un esprit créatif et aucune pitié. Sa rédemption. Il l’atteindrait. Il le fallait. Alors seul, il se battait contre son ancien mentor. A l’extérieur comme à l’intérieur. A l’extérieur, c’étaient ses sorties, dans les endroits mal famées, ruelles sombres, où se passaient la plupart des échanges d’armes, de drogue ou de tant d’autres saletés dont Snaker avait le secret. Mark volait, blessait…et trop souvent à son gout, il tuait, pour que n’aient plus à souffrir les victimes innocentes du gang. A l’intérieur c’était son combat contre ses démons. Ses cauchemars qui toutes les nuits le réveillaient et le venin qui lui coulait dans les veines, introduit par le serpent lui-même. C’était un combat qu’il ne pouvait mener que seul. Alors oui la solitude il connaissait. Il n’avait pas besoin de cours pour ça, ça faisait un an qu’il pratiquait. Ou presque. Mais c’était déjà bien trop long. C’était bien trop dur. Dur quand chaque nuit le souvenir de l’une de ses exactions le hantait, quand le visage d’une victime lui revenait. Dur quand il n’avait personne avec qui partager ça. Il aurait du partager…et pourtant :
Et vous, pourquoi s'attacher à un tuyau? Que craignez-vous? Vous sembliez dans un état second lorsque je vous ai trouvé... C’est une histoire bien trop longue pour qu’elle vous soit contée. Disons simplement qu’il est des choses que je dois m’interdire de faire et c’est le seul moyen que j’ai pu trouver pour y parvenir.
Cette réponse en valait une autre. Et puis elle était plus facile à donner que : « Je suis un alcoolique, un junkie, un dealer, un meurtrier multirécidiviste. Si j’avais un casier judiciaire avec toutes les informations incluses il serait aussi gros que la constitution. Je suis recherché par un gang d’assassins, un bon nombre de trafiquants, des flics ripoux et ma petite sœur qui me fait plus peur que tous les autres réunis…et la seule chose à laquelle je pense c’est à la prochaine injection que je vais me faire.» Pas vraiment crédible. Dans le meilleur des cas Izzie se serait mise à rire, se moquant de son imagination débordante. Dans le pire, trop effrayée, elle l’aurait abandonnée sur place en se débrouillant pour que plus jamais il ne fasse de mal à qui que se soit. Si son « transfert de vitalité » marchait dans un sens, pourquoi pas dans l’autre ; et vidé de toute force, Mark n’aurait pas survécu bien longtemps. Pourquoi la dytentrine ne lui avait-elle pas fourni un pouvoir surpuissant ? C’aurait été bien plus facile de remplir sa mission. La multiplication de soi, une force surhumaine, le jet de foudre par les yeux. Tout ça aurait été bien plaisant. Quoi qu’il ne fallait pas se plaindre, sa vitesse était d’une aide précieuse. Bien qu’il lui faille sacrifier sa santé pour l’utiliser. Mais bientôt ce ne serait plus le cas. Plus besoin de dope pour pouvoir courir aussi vite que le vent. Oui c’était décidé, il irait faire sa cure. Bientôt, très bientôt, Mark se rendrait à l’hôpital et il en sortirait guéri. Mais pour le moment il était censé discuter avec une personne qui ne lui répondait que par d’autres énigmes. Autant dire qu’il n’avait pas vraiment envie de perdre du temps ici pour rien. Bien sur il était redevable à Izzie, bien plus qu’elle ne pouvait s’en douter elle-même mais à quoi bon. Devant son air revêche, Mark ajouta :
Je suis bien conscient que cette réponse ne vous plait pas mais c’est tout ce à quoi vous aurez le droit. Et puis je n’ai plus de temps à perdre. Vous ne voulez pas me libérer, très bien. Mais vous allez m’aider.
Un ton autoritaire. Peu être trop envers cette jeune femme qui l’avait quand même sortit d’un mauvais moment. Mais elle demander à discuter et elle n’était même pas capable de parler normalement. Bon il est vrai aussi que Mark était vexé. Il n’avait pas vraiment l’habitude qu’on lui dise non et il son avenir proche était lié à la décision d’un autre, une seconde chose qu’il détestait.
Vous voyez la glacière qui est là-bas. Si vous pouviez aller me débarrasser de tout ce qu’elle contient je vous en serais reconnaissant. Et comme ça je ne perdrais plus mon temps.
Avec un discours pareil elle allait forcément péter un cable. Il faut dire que Mark n’y était pas allé avec le dos de la cuiller. Rho et puis elle l’avait cherché d’abord. Mark ne demandait rien de plus que sa liberté ou une véritable discussion. Elle n’avait accepté de lui fournir ni l’un ni l’autre. Et puis avec ça elle aurait aussi un élément de réponse à sa question. Comme vous l’avez certainement déjà compris, il ne s’agissait pas de légume frais qui reposaient dans le bac mais bel et bien d’un grand nombre de boisson alcoolisée. Peut être comprendrait-elle ainsi pour quelles raisons il s’était enchainé à un tuyau. Elle voulait parler en devinette, très bien. Mark lui parlerait avec des images et des objets. Bonnes gens, on est pas sortit de l’auberge…
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|  | | Izzie Parker

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 | Sujet: Re: When you can't stop it...[réservé] Dim 23 Nov - 11:49 | |
| C’est une histoire bien trop longue pour qu’elle vous soit contée. Disons simplement qu’il est des choses que je dois m’interdire de faire et c’est le seul moyen que j’ai pu trouver pour y parvenir.
Il n'avait pas confiance en elle, rien que ses paroles pouvaient le dire...Izzie aurait très bien pût répliquer : « J'ai tout mon temps et vous aussi car c'est moi qui ai la clef et que vous n'êtes pas en position de riposter! » Et bien non, si elle n'aurait jamais dit ce genre de chose, elle-même n'avait pas été très précise dans sa réponse. Pourquoi devrait-elle obliger les autres personnes à lui dire toute la vérité dans les moindres détails? Elle n'avait pas ce pouvoir, elle n'avait pas le droit d'exiger ça. Elle n'avait rien d'un ange qui vous met à l'aise...non, pas du tout. Bien qu'elle n'avait jamais tué, à sa connaissance, elle avait beaucoup de choses à se reprocher. Elle n'avait pas les réponses à ses questions? Elle n'a qu'à les chercher et les trouver. Elle ne pouvait compter que sur elle-même. Et ce mystérieux inconnu semblait penser comme elle. Ils étaient seuls dans un monde de fous et de barges, luttant pour se démarquer et pour atteindre leur but, même si ceux-là sont bien différents, quelque part ils se ressemblent. C'est assez paradoxal, je vous l'accorde... Mais qu'aurait pût-elle dire? Sur le coup ça vous en bouche un coin non? Et pourtant elle n'était ni choquée, ni vexée, elle restait, de marbre...Ils se connaissaient pas, ils étaient tous les deux dans un lieu plus que étrange et pas très accueillant, ils avaient tous les deux des pouvoirs et ceux-là reçus de façon pas très honnête (xD)
Je suis bien conscient que cette réponse ne vous plait pas mais c’est tout ce à quoi vous aurez le droit. Et puis je n’ai plus de temps à perdre. Vous ne voulez pas me libérer, très bien. Mais vous allez m’aider.
Changement soudain de ton, Izzie n'appréciait très peu qu'on lui donne des ordres, surtout de la part d'un inconnu attaché à un tuyau dans des égouts répugnants...Par contre elle n'avait pas réellement le choix. Elle avait voulu l'aider dès le début, et ce n'était pas le moment de changer brusquement de but. Il est certain qui si il lui aurait demandé de tuer quelqu'un, elle aurait peut-être eut des difficultés à réaliser cette tache (sans blague ptdr). Et sa demande fut quelque peu étonnante...vider une glacière...peut-être y avait-il des cadavres découpés en rondelles, ou une grande panoplie de têtes...xD Espérons que ces idées très ...loufoques soient totalement fausses, sinon elle n'est pas sortie de l'auberge. Arquant un sourcil, lui jetant un regard, pas noir non, étonné et amusé, elle lui répondit, sur un ton plutôt neutre :
Ok...
Pas besoin de dire plus de choses, si elle commençait à faire un long discours, il était presque certain que ce Mark allait péter son câble, et il fallait mieux éviter tout débordement...Miss Parker se leva, se dirigea vers la glacière en question, hésita quelques secondes avant de l'ouvrir, qu'allait-elle trouvée...mais maintenant elle n'avait plus vraiment le choix. Elle prit son courage à deux mains (ouaip, apparemment il faut 2 mains pour ouvrir la glacière xD ok,ok je sors) et souleva le couvercle. Elle resta éberluée devant ce quoi elle était...De l'alcool, juste et seulement de l'alcool. Ce n'était ni des corps, ni des têtes, mais juste une bonne quantité de boissons alcoolisées. Soulagement total sur le coup xD Comme cela lui avait été demandé, elle vida petit à petit la « boite » et lorsque celle-ci fut totalement vide, elle ne pût s'empêcher d'en prendre deux, de revenir en face de Mark et de lui en tendre une xD, bah quoi ce n'est pas tous les jours qu'il y a de l'alcool à flot et gratuit en plus! Non, je vous rassure, ce n'est pas une cinglée ou une psychopathe...par contre comment allait réagir le « détenu » à voir...
Il faudrait peut-être vous doser sur la quantité de boisson...enfin je dis ça mais bon...Buvons! Toujours aussi imprévisible et unique Izzie, n'est ce pas? Elle décapsula le tout et en prit une gorgée...si quelqu'un avait froid ici, ça allait vite le réchauffer...Assez puissantes et fortes quand même, mais bon, lorsque l'on travaille d'une une boîte de nuit en temps que Barmaids, on s'y connait en alcool et il est quand même préférable d'en supporter une dose minimum xD
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|  | | Mark Hemingway

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